Ciel de traîne

Heidi BROUZENG
Isabelle JELEN
Guigou CHENEVIER

 

Ciel de Traîne est une polyphonie pop en 4 épisodes à partir des Noces de Stravinsky.

De et avec : Heidi Brouzeng, Isabelle Jelen et Guigou Chenevier

Instrumentarium : voix, batterie, percussions, harmonium indien, clarinette, tourne-disque, verres à pied.

Heidi Brouzeng, Isabelle Jelen, et Guigou Chenevier tentent un pari fou : adapter « les noces », ballet de Stravinsky, avec presque rien, 3 ou 4 instruments, des verres à pieds et beaucoup d’audace.

L’adapter, vraiment ? plutôt le déconstruire, le reconstruire, le recycler, le télescoper, l’accidenter. Stravinsky ! ça n’est pas très respectueux…

« Mais si » nous disent-ils, « c’est tout-à-fait respectueux. Nous n’avons pas réinterprété la partition de Stravinsky – nous n’en sommes pas capables –nous nous sommes plutôt inspirés de certains motifs de sa musique et les avons séquencés, déphasés, recollés comme dans un montage cinématographique, comme les pièces d’un puzzle dont surgit peu à peu l’image globale. Au final, c’est une musique étrangement sérieuse, calme comme un lac suisse, mais aux profondeurs inquiétantes. Une expérience de découpage et de montage, un jeu de construction ludique, qui débouche sur une forme musicale nouvelle. Et ça finit par durer deux fois plus longtemps que l’œuvre de Stravinsky !».

Création dans le cadre du Festival Musique Action à Vandœuvre-lès-Nancy les 24, 25, 26 et 28 mai 2017.

Production : Sur mesure, Einstein on the Beach, la Cie L’Escabelle (L’SKBL), OARA-Office Artistique de la Région Aquitaine, CCAM de Vandœuvre-lès-Nancy.

MUSIQUE EN CONSTRUCTION OPUS 2 – «COÏNCIDENCE» – CENTRE D’ANIMATION SAINT PIERRE – DU 11 AU 22/04

Coïncidence Polyphonie pop en 4 épisodes à partir des Noces de Stravinsky De et avec : Heidi Brouzeng, Isabelle Jelen, et Guigou Chenevier Instrumentarium : voix, batterie, percussions, harmonium indien, clarinette, tourne-disque, verres à pied. En résidence au Centre...


« 
Si on veut que le discours musical, la poétique sonore, évoluent, il faut absolument que les choses se croisent, qu’il y ait un bouillon, des chocs, plus ou moins violents, sinon rien ne bouge, c’est clair. Chacun va avec ses limites, techniques, culturelles, intellectuelles, mais il faut que ça se rencontre. Le rock’n roll et la musique improvisée, le théâtre musical, la musique concrète, tout cela doit pouvoir vivre parfaitement en très bonne intelligence…, …ce ne sont que des vibrations, et pour peu qu’on enchaîne les choses avec délicatesse, tout est possible pour le plus grand bonheur des oreilles et des cervelles. »

Dominique Répécaud

Extrait de «Musique Action : défrichage sonore». Entretiens autour du festival par Henri Jules Julien. Éditions Le mot et le reste, (2008)

VERS UNE PROCHAINE PHASE DE CRÉATION :
 » DOUBLE COINCIDENCE « 

À l’écoute de cette musique, nous nous sommes dit qu’il nous manquait un élément fondamental : le corps dans l’espace. Bien sûr il y a nos corps de musiciens immobiles et agités, mais cela ne dessine pas l’espace de l’œuvre.   Nous avons alors demandé à Andrea Sitter si elle voulait faire le corps de ballet de la pièce. Elle a répondu : « Ça sera la première fois que je serai un corps de ballet à moi toute seule. » Un orchestre à trois, un unique corps de ballet.

Grace à une écriture ramifiée, nous allons donc tenter de faire collaborer le verbal, le musical, le chorégraphique, dans une conversation, un jeu de construction ludique et minimaliste. Avec une alternance de phrases et de séquences synchronisées et de phrases et de séquences déphasées, le montage s’opérera comme pour un montage cinématographique. Tout est affaire d’im-posture, et tout reste à refaire. La danse ne va pas se superposer à la musique, elle va interférer avec la création musicale et conduire à sa transformation.

(production en cours)