Juliette Minvielle / clavier, percussions, voix, guimbarde, tun tun
Pierre-Alain Pous / haut parleurs, micros, phonographies, compositions acousmatiques
Yan Beigbeder / saxophone, objets sonores, platines, phonographies
Julie Chaffort / projections visuelles, lumière, objets

A l’origine de cette création, un livre sur les noms gascons des oiseaux
sauvages.

Ausèths est un spectacle dont Yan Beigbeder a eu l’idée, inspiré du livre éponyme écrit par son père, Francis Beigbeder, sur les oiseaux sauvages en langue gasconne. A l’origine, les souvenirs de son jardin où enfant il allait écouter ses premières œuvres sonores : les concerts des oiseaux, du vent et des bruits des hommes. C’était bien avant qu’il ne découvre Luc Ferrari, compositeur français de musique acousmatique et les Presque Rien, œuvres écrites à partir de sons concrets venant de la nature et des hommes, « Lorsque j’ai ouvert Ausèths, ce livre dont la page de couverture est une pie dessinée à l’aquarelle par Philippe Lhez, un peintre ami de mes parents, tout a sonné. Les noms des oiseaux, les anecdotes, les cartes où l’on peut lire comment on prononce le nom d’un oiseau selon que l’on soit d’un côté ou l’autre d’une rivière. La langue occitane, les poèmes, les introductions… » Ausèths est indiscutablement une histoire de rencontres, avec en filigrane, celle d’un fils et son père, celle du savoir et de la poésie.

Ausèths peut également se lire comme une ode à la biodiversité, aux relations entre les hommes et les animaux, à la connaissance des oiseaux, car en effet, qui peut aujourd’hui en nommer plus de dix ? Ou encore une ode à la disparition des espèces mais également des langues.