Rien Virgule

Anne Careil (texte, chant, synthétiseur), Mathias Pontevia (batterie horizontale), Jean-Marc Reilla ( dispositif électro-acoustique), Manuel Duval (synthétiseur)

LEUR SITE

 

 

 

LE GROUPE

Portant un regard passionné sur toutes les musiques qui nous animent - savantes et populaires, musiques électroniques, musiques contemporaines écrites et improvisées, musiques de transe, rock, traditionnelles, expérimentales - et à l’image de notre temps marqué par l’internet et l’accès infini aux références qu’il propose, Rien Virgule est une proposition radicale, viscérale et envoûtante autour de textes originaux d'Anne Careil.
Au fil du set, alternent des compositions et des plages d’improvisation. Fonctions rythmiques, mélodiques et bruitistes s’interpénètrent et s’échangent; électronique et acoustique se confondent tant par la malléabilité de l’instrumentarium que par le traitement qui lui est réservé.

BIO(S)

Anne Careil :

Anne pratique le dessin, le collage et le semis. Elle a joué de 2009 à 2011 au sein du duo En Joue, avec Julia Al Abed. Son site

Mathias Pontevia :

Joue de la batterie dite horizontale, utilisant grosse caisse et tambours placés à plat comme caisse de résonance autant pour les impacts que pour divers frottements. Mathias Pontevia joue dans diverses formations, solo duo et trio, musicales ou inter-media, impliquées quasi-exclusivement dans la musique improvisée contemporaine.
solo / duo Ruhland avec Ian Saboya (guitare apy uiz) / trio X-Brane avec Jean Sébastien Mariage (e guitare) et Bertrand Gauguet (sax) trio drums noise poetry avec Didier Lasserre et David Chiesa (contrebasse) / Quartet miettes &plaines avec Michel Doneda (sax soprano) Mathias Forge (trombone) et Didier Lasserre (batterie) /percussionniste et compositeur pour le grand orchestre ensemble UN / Quartet Catherine Jauniaux (chant) Jean-Sébastien Mariage (guitare électrique) Fred Galiay (basse électrique)... Son compte Souncloud

Jean-Marc Reilla :

Improvisateur au sein du duo electro 1000bouches (avec Manuel Duval), membre du grand orchestre ensemble UN, entre dance-music et bruitisme, avec le trio Unica signal/bruit (M Pontevia et Julien Sellam) et diverses collaborations. Utilise une installation électronique et analogique dont il extirpe rythmes, textures et mixages imbriqués.

Manuel Duval :

Démarre à 17 ans une pratique musicale dans laquelle l'expérimentation prend très vite une place déterminante. D'abord à la guitare (souvent jouée à plat, des objets dans les cordes), puis à la recherche de nouveaux modes de jeux sur divers supports plus ou moins bricolés (circuits électroniques de radios détournées, mixette routée, travail sur le feedback, MAO...), c'est désormais principalement au synthétiseur qu'il prolonge ses recherches.
Membre de projets comme France Sauvage, 1000 Bouches ou Nouvelles Impressions d'Afrique,
il met en pratique son jeu dans différents genres musicaux, cherchant sans cesse à créer des
ponts entre musique expérimentale et musique populaire. Son site

PRESSE

Après quelques concerts qui ont littéralement retourné tout le monde l'année dernière (notamment l'auteur de cet article), les dordognais Rien Virgule viennent de sortir un album à la croisée des undergrounds avant-rock, contemporains, improvisés, bruitistes et avant-garde. Et surtout, ils repartent en tournée : ne les loupez pas si ils passent près de chez vous, ceci est un vrai conseil d'ami.

Co-édité par une poignée de labels DIY qui empêchent la musique de s'endormir mollement dans ses pantoufles, ce Trente Jours A Grande Echelle est peut-être l'un des disques les plus organiques qu'on ait écouté depuis longtemps, et le fait de les avoir vus en concert n'a pas été étranger (une fois n'est pas coutume) à ce réel plaisir d'écoute.

Rarement, en effet, nous aura-t-il été donné à voir et à entendre des musiciens jouer autant avec les entremêlements de textures : on a du, par exemple, se concentrer à plusieurs reprises sur leurs gestes pour isoler les sons des synthétiseurs home-made impressionnants (et magnifiques) de Jean-Marc Reilla de ceux de la batterie de Mathias Pontevia, qui, en remplaçant ses baguettes par des micros et en flirtant avec les amorces de résonances de feedback, inventait sous nos yeux ébahis un nouvel instrument. Idem pour le chant et le clavier de Anne Careil, dont la radicale singularité pourrait la rapprocher d'une Meredith Monk ou d'une Maja Ratkje et qui, avec les synthétiseurs de Manuel Duval (de France Sauvage, Pousse Mousse et Nouvelles Impressions d'Afrique) finissent de lier l'ensemble vers quelque-chose de flippant-fascinant, de férocement rock, expérimental et folklorique, mais surtout de frontalement électronique, vivant, contemporain et intimement bouleversant.

Fred Landier ©The Drone.