EL SELECTOR ANDALUZ

Photo ©Bruce Milpied (Hans Lucas)

 

BIO

Petit déjà……
Depuis tout petit, j’ai développé une curiosité pour la musique, j’ai copié des centaines de K7 avec tout ce qui me passait sous la main, pour m’instruire, c’était presque pathologique… J’ai constaté que je retenais la musique facilement, il suffisait que j’écoute le disque pour qu’il soit gravé dans ma mémoire. Aujourd’hui j’ai encore la chance d’avoir cette faculté. Si je remonte aussi loin, c’est pour comprendre moi-même pourquoi je tiens tant à ce terme de Selector, et pourquoi est-il andalou ?
Un dj pour moi fabrique de la musique avec des sources rythmiques et sonores qu’il enchevêtre et travaille en direct, il crée ainsi une longue plage, plutôt dévolu à la danse, dans sa forme transcendantale, depuis tout cela à évolué, mais je ne vais pas rentrer dans l’histoire.

 Je m’inspire plus des Selectors jamaïcains, qui posaient leur soundsystem dans la rue et enchaînaient ce qu’ils appelaient «des galettes», des nouveautés des labels de l’île. Le style était (et est toujours) essentiellement «reggae»… le mien est plus éclectique.

 Je tiens à garder la curiosité de mon enfance, et la possibilité de passer d’un style à un autre, avec la plus grande radicalité. Pour cela j’ai stocké et sélectionné des milliers de pièces ou morceaux de musique. D’où le Selector !
L’andalou, vient de cette époque œcuménique, celle d’Avéroès, ou tout le monde vivait ensemble avec ses différences, notamment à Cordoue. De plus j’ai quelque origines là-bas, et je crois que je suis très fier de cela, au point de l’afficher résolument !! D’où El Andaluz !

 Et là où les deux fonctionnent ensemble, ce serait à l’endroit de ma pratique, je m’installe dans un lieu, avant de jouer en général je bois un verre et je bavarde pour sentir les gens, leurs différences, je commence à sélectionner dans ma tête le chemin que je veux prendre et l’histoire que je veux raconter et puis vient le moment de commencer, et là c’est la vie ! Avec ses danses, ses ruptures, ses blancs, ses colères, ses découvertes, ses déceptions… et son hasard, voilà ce que je cherche quand je passe de la musique

 

BLACK ANDALUZ