Angela :

Laurène Pierre Magnani: batterie, voix, percussions

Monsieur Gadou: banjo, harmonica, voix

Yan Beigbeder: platines vinyles, cd k7, objets sonores

Suite à la lecture du livre d’Angela Davis,

Blues et Féminisme Noir

dans lequel elle explore l’oeuvre de deux blueswoman quelque peu oubliées : Gertrude «ma» Rainey (1886- 1939) et Bessie Smith (1894-1937). La Première incarne le blues traditionnel, la seconde le blues classique. Dévalorisées par les spécialistes du blues et du jazz – qui sont en général des hommes blancs – l’oeuvre de ces chanteuses porte un message spécifique : elle affirme la place et les revendications d’autonomie des femmes noires américaines. Nous avons enregistré dans une chambre d’hôtel, lex textes traduits dans cet ouvrage, ils abordent les thèmes que la chercheuse Daphne Duval Harrison énumère dans l’index de son livre «Black Pearls»
Alcool ; amour; autres femmes; conseils aux autres femmes; départ; dépression et désillusion; dilemme de rester avec un homme ou de rejoindre sa famille; érotisme; enfer; hommes; homosexualité; infidélité; injustice; lassitude; maladies et souffrances; maltraitance; meurtre; pauvreté; perte de poids; perte d’un amant; prison et peine de prison; promiscuité; rupture ou échec des histoires d’amour; sexe, suicide; surnaturel, trahison ou abandon; trains; tristesse; voyages; vengeance

Nous improvisons pendant 56 minutes une musique électrique, dense, chargée afin de faire pousser l’un de ces thèmes à la surface, au hasard…