Le UN Ensemble

L'ENSEMBLE

Le UN est un orchestre composé de 24 musiciens, né en décembre 2012 sous l’impulsion du compositeur, improvisateur et contrebassiste David Chiesa. Le projet de cet orchestre est de se consacrer aux formes musicales et sonores novatrices. Préférant l’étiquette de musique d’aujourd’hui à celle de musique contemporaine (celle-ci incluant la musique du XXème siècle alors que l’orchestre s’emploie à ne travailler uniquement que celle qui se crée maintenant), le UN engage une reflexion commune avec des compositeurs qui ont la possibilité d’explorer toutes sortes de matériaux avec des musiciens dont le travail individuel s’est porté sur une exploration de l’instrument et de ses ressources sonores potentielles.
 
Si le UN peut se saisir de ces formes compositionnelles, expérimentales, c’est que les musiciens qui le composent viennent d’horizons musicaux très différents et que leur ouverture à la musique les a fait se rencontrer. Ils empruntent des itinéraires artistiques exigeants et très variés, engageant une virtuosité qui leur est propre et dont le propos est ancré dans la création actuelle.  Loin des chapelles esthétiques et dans une non hiérarchisation des savoirs, l’Ensemble UN invente une musique, un son qui lui est propre. Sa particularité repose sur la capacité qu’ont ses membres à appréhender ces nouvelles écritures avec un bagage musical personnel. Cette richesse des timbres est peu ou pas entendnue dans le répertoire classique contemporain. 
 
Le projet du UN ne se cantonne pas d’aborder uniquement l’univers musical. Fort des collaborations de quelques uns de ces membres avec des idiomes croisés tels que la danse, l’image ou la lumière, l’orchestre entend mener des projets de création avec ces pratiques dans une relation intime de composition entre ces matériaux. Nous ne voulons pas composer pour / mais avec, dans une compréhension mutuelle des préoccupations intrinsèques à chacun de ces médias. Comme J. Cage et M. Cunningham ont pu le faire en leur temps, comme le font encore Michèle et Patrick Bokanowski ou encore Anthony Mc Call, nous voulons poursuivre ces recherches non pas dans la trace de ces artistes immenses, mais dans notre contemporanéité avec des artistes qui s’interrogent encore sur ce que sont ces relations entre le son, le geste, les photons. Ancrés dans notre présent, nous ne sommes pas l’avant-garde, nous sommes la garde. Nous ne sommes pas en avance sur notre temps, nous sommes dans le temps. Nous inventons des espaces d’échanges sur ces pratiques, nous questionnons notre rapport au collectif et notre individualité. Faire un grand orchestre, le travailler, ne pas hiérarchiser les savoir à l’intérieur de celui-ci, mais justement prendre en compte chaque individu pour ce qu’il peut apporter, ça ne s’apparente pas à de la mégalomanie mal placée. Multiplier les individus et  confronter leurs pratiques entre elles, ce n’est pas faire du grandiose, c’est étendre nos capacités d’écoute et de compréhension.
Le UN n’attend pas pour faire, il écoute, et il fait.

MEMBRES

Laurie Batista : voix
Tanguy Bernard : soubassophone
Benjamin Bondonneau : clarinettes contrebasse et Bb
Eric Camara : contrebasse
Patrick Charbonnier : trombone
David Chiesa : cadre de piano
Paolo Chatet : trompette
Julia Hanadi Al Abed : électroniques et synthèse analogique
Thomas Lachaize : saxophones
Juliette Lacroix : violoncelle
Delphine Lafon : voix
Guillaume Laidain : synthèse analogique
Didier Lasserre : caisse claire et cymbales
Bruno Laurent : contrebasse
Johann Loiseau : flutes, petites percussions.
Johann Mazé : batterie
Mathias Pontevia : Percussions
Kristof Ratier : clarinette basse
Jean Marc Reilla : synthèse analogique, électroniques
Jean Rougier : contrebasse
Frédéric Roumagne : guitare électrique
Ian Saboya : guitare électrique
Claude Saubole : guitare acoustique
Julien Sellam : violon
Stéphane Torré Gruéba : harmonium indien et voix
 
ont participé au UN :
Guylaine Cosseron : voix
Guillaume Flamen : tuba

PRESSE

La suite d'un essai si bien transformé devait absolument se montrer à la hauteur ou, du moins, affirmer une nette différence. C'est sans doute le raison pour laquelle, à 18h30, la scène du Chapiteau fut envahie par les vingt-et-un Bordelais de L'ensemble UN, réunis par le contrebassiste David Chiesa. Lequel ne se présenta d'ailleurs pas à la basse, mais se planta solidement derrière un cadre de piano horizontal au devenir plus percussif que mélodique et situé à l'extrême jardin, comme s'il avait voulu embrasser du regard l'ensemble de ses acolytes.

Il faut dire que l'orchestre est volontairement disparate et formé d'artistes venus du rock comme du classique ou du jazz. Ce n'est pas un casting qui a présidé à la composition du groupe, mais une proximité naturelle, tant géographique qu'humaine. La musique elle-même, très écrite malgré la place fondamentale laissée à la liberté individuelle, est signée par divers membres de l'Ensemble et, en ce sens, offre une réelle variété de formes et de textures, malgré un son unique et profondément original à base de cuivres en nombre restreint, de cordes majoritairement graves, d'instruments électriques et de percussions arythmiques utilisées d'abord pour leur consonance. Les titres se suivirent ainsi dans leur singularité contrastée, alternant la puissance du foisonnement et le silence du minimalisme, croisant des modes de composition variés et des utilisations diverses de la masse sonore, sans que jamais la formation ne cède à la tentation du big band ni à la facilité du chorus. C'est dans le collectif que l'individu s'affirmait, concentré sur sa propre situation dans la géographie générale et sur sa responsabilité particulière dans l'aboutissement du projet en cours. Durant tout le concert, et bien qu'obéissant à une partition préétablie, l’œuvre s'élabora devant nous suivant la logique d'une architecture complexe mais vivace de par le processus même de son développement. Sans qu'on put la fixer dans aucun idiome, la musique de l'Ensemble UN s'inscrivit ce soir-là dans une contemporanéité singulière éloignée de tout cousinage et chargée d'une intensité spécifique, source d'un plaisir unique et persistant.

©Improjazz

Interview de David Chiesa à propos du UN

L’Ensemble UN reçoit le soutien de :

drac-aquitaine-9437a_smallLa Drac d’Aquitaine (Aide aux ensembles musicaux)

 

logo-bx_smallLa Mairie de Bordeaux (aide à la création )

 

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Le UN a bénéficié de l’Aide à la Production Phonographique de la Région Aquitaine pour l’édition de son premier CD, intitulé #1