DIDIER LASSERRE SOLO

SON SITE

Photo ©Bruce Milpied (Hans Lucas)

BIO

Didier Lasserre est né à Bordeaux en 1971. Il débute l’instrument à l’âge de seize ans, pour tenter de vivre autre chose. Après un apprentissage des rudiments dans l’école de musique du quartier, il travaille essentiellement en autodidacte afin de trouver sa propre voix, axée sur une approche personnelle et poétique de l’instrument : il s’est forgé ainsi une esthétique singulière faite de concentration extrême, sur une batterie qu’il ramène volontiers à une forme minimale.

Sa pratique rencontre  aussi la peinture, la poésie, la danse, le super8, la sculpture, la photographie. Il enseigne également la batterie et dirige des ateliers d’improvisation. Il a joué à travers l’Europe, la Russie, l’Argentine. Il co-fonde en 2003 le label Amor fati et crée en 2010 les éditions [• entre deux points •] Il a enregistré à ce jour une trentaine de disques.

CONCERTS

En duo avec :

/// BEÑAT ACHIARY

/// JEAN-LUC CAPPOZZO – CEREMONY

/// JEAN-LUC GUIONNET – OUT !

 

En trio avec :

/// JEAN-LUC CAPPOZZO et PAUL ROGERS – THE RICH HORN

/// ERIC CAMARA et STEPHANE TORRE-TRUEBA – SONONAME

PRESSE

Hear out ! (les potagers natures, chute libre 01)

On aurait pu attendre – on aura peut-être attendu – du présent duo d’autres surfaces polies et d’autres rumeurs à mettre au jour. Or, la fièvre (ou le public) en a décidé autrement : en concert, Jean-Luc Guionnet (au saxophone alto) et Didier Lasserre improvisent en pyromanes.
Attachée à ces impressions d’Africanasia (souvenir d’Arthur Jones et de Claude Delcloo), la paire, qui connaît ses classiques, nous refait le coup de la « musique du dehors » (Hear Out!). Enfonce le cloo, certes ; mais revoit aussi ses influences sur l’instant, et les révise même : après s’être entendus sur un même principe, l’alto accouche de plaintes hautes et d’accrocs fabuleux quand la batterie remue sans cesse pour ne jamais laisser la rengaine s’imposer.
Il y a chez Guionnet (malgré ses redites, ses contrariétés décidées…) et chez Lasserre (malgré sa courtoisie et son abnégation, ce « laisser-faire »), de quoi créer – et bien – dans le feu de l’action : l’alto vibre alors – combien, ici, de blending notes ? – et la batterie renvoie, quand ce n’est pas l’inverse. Et l’inverse, c’est justement ce que Guionnet et Lasserre donnent ici à entendre. Qui impressionne, brut et authentique.

Guillaume Belhomme ©le son du grisli